Ayant prévu pour mes vacances de descendre dans les Pyrénées faire de la rando et de l'astro, il fallait que je m'entraîne un petit peu et me faire à mes nouvelles chaussures de rando. Pour cela, il me fallait arpenter un terrain ayant un peu de relief. Depuis longtemps, je rêvais de m'attaquais au point culminant de la Charente : le Rocher aux Oiseaux à proximité du petit village de Montrollet.
Me voilà donc parti en Charente Limousine à l'assaut de ce "sommet" charentais pour une boucle d'une quinzaine de kilomètres. Sac sur le dos, chaussures aux pieds, appareil photo en bandoulière, casse-croûte dans le sac, bâton de marche dans les mains, et c'est parti !!! Point de départ : le joli étang de Montrollet, situé en plein coeur du village.
L'étang de Montrollet
Le paysage est très agréable : de jolis bois, de nombreux étangs, et une végétation assez particulière où la bruyère et la callune dominent. Il est bien précisé dans le topo-guide que la lande domine ici.
Après avoir traversé de nombreux paysages divers et variés (parfois un faux-air de Canada avec les cabanes en bord d'étang et des Douglas en arrière-plan) et cassé la croûte en cours de route, j'attaque la montée, douce et longue mais régulière. Le paysage petit à petit se dévoile au fur et à mesure de mon ascension. Arrivé en haut, le sentier longe la crête au milieu d'une forêt de pins, douglas, et landes mêlés. D'un seul coup, la pente s'accentue fortement (je l'estime à 40° environ). Dur dur pour les jambes, mais heureusement au bout d'une vingtaine de mètres, je retrouve un terrain plus plat. Et là, à travers le sous-bois, je découvre un chaos rocheux mystérieux. Enfin, j'y suis !!!! Je me trouve au sommet du département !!! Le rocher que je vois n'est autre que le Rocher aux Oiseaux, qui tient son nom à sa forme de grosse poule.
Le Rocher aux Oiseaux
Je me fais un plaisir de grimper dessus. Malheureusement, je n'ai qu'un seul regret : la vue sur le paysage alentours est bouché par les arbres de la forêt. Dommage...
Je redescend de mon promontoire et avance un peu plus loin sur le sentier. Je découvre un panneau indiquant l'altitude du point culminant : 368 m et 63 cm !!!! Ça, c'est du sommet !!! À proximité, je découvre un mystérieux empilement de rocher, une sorte de table ou de dolmen. J'ignore si c'est le fruit de la nature ou celui d'un quelconque bipède... Un peu plus loin, un autre chaos rocheux qui s'étale dans la pente. Et encore un autre plus loin, où un passage est aménagé pour grimper dessus. Mais comme précédemment, la vue est bouchée par les arbres.
Ici se trouve le point le plus haut du département de la Charente...
Le mystérieux "dolmen"
Il est temps maintenant de continuer ma balade. Il me reste encore quelques kilomètres à parcourir. Je découvre le chemin qui redescend en ligne droite dans la pente, et sur une distance beaucoup plus longue que la montée. Je me rend compte qu'il vaut mieux prendre le chemin de rando dans ce sens là, plutôt qu'à l'envers. Par contre, le paysage s'ouvre enfin en partie sur la campagne charentaise.
Point de vue sur la campagne environnante
En descendant la pente tranquillement, je regarde cette végétation particulière qu'est la lande. Parfois, je me croirais plus du côté des Vosges qu'en bordure de Charente. Flûte, pris par ma réflexion, je n'ai pas le temps de photographier deux pics noirs se pourchassant entre les arbres.
Paysage de lande...
Je poursuis ma rando tranquillement. Jusqu'au retour, je traverse des petits vallons herbeux où paissent des moutons, croise quelques sources, traverse quelques petits hameaux, longe des étangs, des bois et des champs. Enfin, j'arrive en vue de ma voiture qui m'attend bien sagement sur le parking à proximité de l'étang de Montrollet. Je suis un peu fatigué, mais je n'ai absolument pas mal, ni aux pieds (super ces chaussures !!!) ni aux jambes.
Je me fait la réflexion que le coin doit être particulièrement sombre pour l'observation astronomique. Aucune grande ville ne se trouve à proximité. Angoulême et Limoges sont à une soixantaine de kilomètres, et seule Saint-Junien située à 15 kilomètres est susceptible d'apporter quelques désagréments. Mais avec les bois et forêts des alentours, ce ne doit pas être très génant, d'autant plus que Saint-Junien se trouve dans une vallée encaissée au bord de la Vienne. Il faudra qu'un jour j'y revienne observer... En attendant, une petite heure de voiture m'attend pour rentrer à la maison...