Ce matin, je me suis levé à 5h pour aller traquer la faune sauvage pas très loin de chez moi. Depuis que j'ai croisé un renard lors de ma dernière sortie VTT, je voulais savoir si je pourrais le revoir et, qui sait ??, le photographier.
L'endroit que j'ai repéré se trouve juste à côté du bois de Moulède. Il se décompose en différents milieux : forêt, vignes, champs cultivés, prairies fleuries. Le relief est vallonné et un chemin fait quasiment tout le tour de ces différents milieux. Bref, un superbe terrain de jeu (:o))
Arrivé sur site discrètement, je jette un coup d'oeil aux jumelles. Rien, point de renard ni de chevreuil dans les champs et les prairies. Tant pis, je continue, et de toute façon, il y a plus loin une variété d'orchidée sauvage à photographier.
L'ambiance est assez feutrée avec beaucoup d'humidité et des bancs de brouillards passant plus ou moins rapidement. La Lune, presque pleine, ajoute une touche de lumière au tableau.
Ambiance de petit matin...
Je continue mon chemin, m'arrêtant régulièrement pour scruter les alentours aux jumelles. Au détour d'un champ de blé, un beau lièvre déguerpit à toute vitesse. Flûte, raté !!!
J'arrive à mes orchidées. Il s'agit de quelques pieds d'orchis bouc (
Himantoglossum hircinum). Certains exemplaires font jusqu'à 80 cm de hauteur. Impressionnant pour des orchidées !!!
Orchis bouc
Juste à côté, sur une graminée, je découvre un petit insecte couvert de gouttes de rosée. Il s'agit d'un téléphore fauve (
Rhagonycha fulva). Le mode Live-View de mon Canon 40D me facilite grandement le cadrage et la mise au point. Cela me permet de choisir une profondeur de champ suffisante pour avoir à la fois les gouttes de rosée et la tête de l'insecte à peu prêt nettes.
Téléphore fauve
Un peu plus loin, de grandes grappes de fleurs en corolle me font penser à une variété de digitale. Effectivement, après détermination de retour à la maison, il s'agit de la digitale jaune (
Digitalis lutea), plante très toxique...
Fleurs de la vénéneuse digitale jaune
L'heure tourne (il est déjà 8h), il est temps de retourner tranquillement vers ma voiture. Je prends pour cela le chemin qui descend dans le vallon. Je surprends plusieurs lièvres, malheureusement toujours plus rapides que moi.
Je longe un champ de tournesols dont les pieds ne font que 70 cm. Et là, entre deux sillons, je découvre un autre lièvre. Il semble ne pas m'avoir repéré. Je commence à shooter en rafale, craignant qu'il ne fasse comme ses congénères et déguerpir comme un perdu. Rien, il ne bouge toujours pas. Quelques fois il se dresse sur ses pattes, se doutant de quelque-chose, mais ne regarde pas dans ma direction. Malgré mon objectif de 500 mm, il me manque tout de même un multiplicateur de focale. Je décide de me rapprocher petit à petit, tout doucement. Tous les dix pas, je m'arrête et fais quelques clichés. Je continue mon approche et arrivé à une trentaine de mètres environ, mon gaillard décide de prendre la fuite. Bon, je saurai la distance à ne pas dépasser pour la prochaine fois... Finalement, la dernière série me donne une image pas si mal.
Messire Lièvre (Lepus europaeus)
Je reprends mon chemin et arrive dans le bas du vallon. N'ayant pas repéré les lieux auparavant, je découvre une charmante prairie entourée par deux petits bois, et de nombreux petits culs blancs déguerpir à toute vitesse, probablement des lapins de garenne. Bon, je le saurai pour la prochaine fois...
Le chemin remonte de l'autre côté du vallon et rejoint la lisière du bois de Moulède, non loin de l'endroit où j'ai garé ma voiture.
Finalement, je n'ai pas vu de renard ni de cervidés, mais pour une première sortie matinale, j'ai quand même réussi à photographier un autre des habitants de ces lieux. Je classe cet endroit comme l'un de ceux qu'il faudra que je surveille régulièrement. Mais d'ors et déjà, il faut que j'y retourne pour faire de la macrophoto dans les prairies.