Deuxième étape de mon périple.
Je suis maintenant rendu à un endroit que j'aime particulièrement : l'arborétum du Clédou, à 25 kms au Sud-Est d'Angoulême, non loin de la commune de Rougnac.
C'était un endroit magnifique avant la tempête de 1999, et cette dernière l'a complètement défiguré. Presque 10 ans après, l'arboretum commence tout juste a retrouver une partie de sa splendeur passée, mais l'ONF a encore énormément de boulôt à y faire...
La balade commence dès le parking, avec un imposant séquoia sempervirent.
À l'ombre d'un géant...
Le sentier botanique traverse un petit peuplement d'essences mélangées où l'on trouve du douglas, de l'épicéa commun et du mélèze d'Europe, rares rescapés de décembre 1999.
Une fois sorti de cette parcelle, je longe un peuplement clairsemé de pins maritimes.
Peuplement de pins maritimes
Le chemin redescend et j'attaque la parcelle des chênes, où l'on trouve les espèces communes, et d'autres plus exotiques, avec de nombreuses espèces de chênes d'Amérique.
Chaque parcelle est délimitée par des haies d'ajoncs d'Europe, couverts de fleurs jaunes d'or.
Ajonc d'Europe
Au gré de ma visite, je me surprend à photographier selon mes coups de coeur, allant d'un arbre à l'autre, photographiant aussi les écorces aux textures rugueuses.
Écorce d'un cyprès de Lawson
J'arrive maintenant dans la partie consacrée aux tulipiers de Virginie, magnifiques en cette saison car couverts d'une parure dorée.
Feuilles dorées du tulipier de Virginie
Plus loin, je m'attarde sur l'araucaria du Chili, aussi dénommé le "désespoir du singe", avec ses feuilles aux allures d'arbre en plastique.
Aspect "plastifié" des feuilles de l'araucaria du Chili
Le feuillage rouge des chênes rouges d'Amérique et des Liquidambars (copalme d'Amérique) contraste avec le feuillage doré de nos arbres "bien de chez nous". L'automne est vraiment une saison magnifique à photographier.
Couleurs de l'automne...
J'arrive maintenant au point le plus bas de l'arboretum. Il s'y cotoie deux petites mares forestières aux eaux troubles et désertes, mais ce n'est qu'une apparence. Je repère vite une libellule tournant en rond, et toujours selon le même circuit. Il me vient l'idée de tenter de la photographier. Quel jeu !!!!! Il faut avoir des réflexes de Sioux pour arriver à faire la mise au point et à déclencher lors des vols stationnaires de ma libellule, qui ne durent que quelques secondes avant qu'elle continue sur son circuit. Je ne le cache pas, il y a beaucoup de photos ratées et floues, mais parfois, j'arrive à en tirer quelques-unes assez étonnantes. Vive l'ère du numérique (:o)))
Après détermination à la maison, ma libellule est un mâle d'aeschne bleue (Aeshna cyanea), espèce vivant dans les mares forestières, et très territoriale. J'ai pu en voir l'agressivité avec la rencontre d'un autre mâle tournoyant sur la deuxième mare. Une vraie course poursuite pour chasser l'intrus !!!
Mare forestière
Aeschne bleue
Il est l'heure de terminer ma visite et de retourner à ma voiture.
Mais je prend une dernière série de clichés d'une imposante sculpture sur bois, taillée dans la souche d'une des victimes de la tempête de 1999. Cette statue représente une main humaine, peut-être tournée vers un avenir meilleur et une longue vie à cet endroit merveilleux.
Une main tournée vers l'avenir ???