Week-end au Pic

Après quelques heures d'un sommeil mérité, réveil à 7h15 pour aller faire le lever de Soleil.

Une fois sur la terrasse de la Charvin, il y a déjà beaucoup de monde (tous les produits nuit...).

Faut presque s'imposer pour arriver à poser son trépied !!!

Pour immortaliser le Soleil et peut-être le rayon vert, je choisis le 40D et le zoom 50-500mm, et je garde en bandoulière le 350D et le zoom 17-70mm pour des vues du paysage au grand angle.

Thierry et Patmul me rejoignent assez vite.

L'attente est de courte durée, le Soleil perce tout doucement la basse couche nuageuse, et c'est parti pour toute une succession de rayons vert et rouge, avec les commentaires en direct de Patmul (:o)))

Après un solide petit déjeuner, Thierry et moi allons préparer le matériel pour notre animation terrasse, puis nous profitons d'un des rares moments de répit de la journée pour faire un peu de photo sur les terrasses.

Vers 10h, les premières bennes de touristes arrivent, et c'est reparti pour une nouvelle journée de folie. Mais contrairement à la journée d'hier, les groupes se succèdent plus facilement, et on arrive à avoir quelques moments de tranquillité, au moins le temps de boire une petite bière charentaise à l'apéro (:o)))

J'en ai profité pour installer le trépied photo et mes grosses jumelles 20x80 pour admirer le paysage. On a pu voir de minuscules petits points gigoter sur le Mont Perdu, observer le refuge de Packe, la Brèche de Roland, et bien d'autres merveilles.

Vers 15h30, comme d'habitude avec quelques regrets, nous avons pris nos valises et nous sommes diriger vers le téléphérique, afin de redescendre dans la vallée et retourner dans nos mornes plaines du Nord...

Au final, nous avons vu passer plus de 1500 personnes en deux jours, et notre animation AEPIC était toujours appréciée et la bienvenue.

Enfin, après trois semaines d'un dur labeur, je suis enfin en "grand' week-end (trois jours et demi de repos). Aussitôt la fin du boulôt, je suis parti vers la banlieue bordelaise chez mon pote Thierry, afin de dormir quelques heures et être prêt à partir dans la nuit pour une destination de rêve : le Pic du Midi (:o)))) Nous devons monter faire une animation terrasse avec observation du Soleil pour les touristes.

Après une très courte nuit, un café bien tassé et un "Balconi" (petit gâteau au chocolat), départ à 3h30 direction la Mongie. C'est qu'il faut qu'on soit à la première benne du téléphérique à 8h30...

À 8h, nous nous garons sur le petit parking du téléphérique, où il ne fait pas bien chaud (brrr... le petit vent frais).

Une fois rendu à l'observatoire, à plus de 2800m d'altitude, nous avons à peine le temps de poser les sacs et constatons que la PST est déjà installée sur la terrasse. Le personnel du Pic est bien content de nous voir, car ils nous apprennent qu'avec les Journées du Patrimoine, il va y avoir énormément de monde. Et comme le beau temps est de la partie...

Effectivement, à 9h, une première benne pleine à craquer de touristes arrive. Et c'est partie pour une journée de folie jusqu'à 17h, heure des dernières visites. Thierry a la bonne idée de sortir le C8 de sa caisse pour montrer la Lune, encore bien présente le matin.

C'est vrai que les visiteurs ont droit à un programme particulier pour ces Journées du Patrimoine : visite du musée, observation du Soleil sur les terrasses avec différents instruments, lecture du paysage magnifique de la chaîne pyrénéenne, petite conférence d'une vingtaine de minutes par un astronome professionnel (aujourd'hui, Richard Müller de la lunette Jean Rösch) et visite de la coupole du coronographe, le tout pour le prix de la montée du téléphérique (environ 30 euros).

Beaucoup de monde sur les terrasses...

En cours de matinée, j'ai eu la bonne surprise de revoir avec grand plaisir l'ami "Patmul", venu pour le WE avec son coronographe maison pour montrer les protubérances aux touristes.

Heureusement qu'il y avait de très belles protubérances justement, car au niveau des taches, c'est le calme plat à la surface du Soleil.

Le soir, après le coucher de Soleil, un apéro bien arrosé et un dîner copieux, j'ai formé Thierry à la manipulation du T60, histoire de faire d'une pierre deux coups, et observer un peu les étoiles à l'oeil nu.

Voir à l'oeil nu la nébuleuse North America et le Pélican, juste séparé par un petit chenal sombre, c'est quelque-chose. Et que dire de M31, visible directement même sans être accoutumé à l'obscurité. Le ciel de haute montagne, y'a pas à dire, c'est pur (:o)))

Après, dodo !!! La fatigue cumulée de ma semaine de boulôt, de la courte nuit précédente, de la route, j'ai préféré ne pas jouer les prolongations...